Une seule adresse internet : www.aquabel.eu

SERVICES et OUTILS >>>

         English version/Version anglaise

English version/ Version anglaise

Echanges artistiques

Actualité artistique

Forum artistique Aquabel

Annuaire AQUABEL : aquarelle et peinture à l'huile

Le livre d'Or

Boutique

Galerie des artistes



 

 

Votez pour ce site au Weborama  

 

La boutique Aquabel

°)~  Accès

Livres, matériel...

 

Accueil du site AQUABEL

 

RUBRIQUES

Cliquez sur la palette de votre choix

L'artiste Emile Wouters

Les aquarelles

Les peintures à l'huile

Les expositions

Ecole d'aquarelle

Cours de peinture à l'huile (Ecole du Haut-Bois)

L'art et la poésie : vos poèmes à l'honneur

Le coin lecture

Concours et prix reçus

 

 

Partenaires et liens

 


Bestofwebsites.net

 

 

 

Liens divers

 


L'art et la poésie

Art , poésie , poème , écriture , texte , poète , expression , vers , rimes , romantisme , beauté , charme , grâce , prose , quatrain , fable , sonnet ...

 

L'art et la poésie

 

 

Vous avez une âme de poète en vous ? Vous pouvez nous transmettre votre texte via le formulaire de contact.

Contact

 

 
VALEZ Henri
E-mail : henri.valez@orange.fr

LE PEINTRE

Confiant à l’avenir,
Aquarelles et gouaches,
Dieu seul sait si j’en gâche,
Pour ne rien obtenir.

Artiste du dimanche,
Je saisis le plaisir
Dans ce très beau loisir,
Ou quelque fois je planche.

Au divin devenir
Le peintre, lui s’arrache,
Tout baigné de panache
Pour bien intervenir.

De la toile écrue, vierge,
Effleurée d’une main
Détenant un fusain,
Un fin croquis émerge.

Un contour ombragé
Ébauche le sujet,
Répondant au projet
Reste à corriger.

Rêvant d’y parvenir,
Doucement il cravache
Pour bien finir sa tâche,
Tableau du souvenir.
Abby
E-mail : abbybabille@gmail.com

Dans les Dolomites

Je connais une petite église
Que l’altitude grise
Qui sur son piédestal
Se prend pour cathédrale

Son œil unique marquant le temps
Comme un reproche aux mécréants
Ne voit les trois mille mètres d’éternité
Qui dans son dos contemplent la vallée

Dame montagne de tant de vanité se gausse
Et cime dans les nuages surveille
Qu’un été inondé de soleil
Petit église ne prenne abside trop grosse

Minuscule croix perchée au faîte
Pense que son ombre couvre la planète
Dame montagne crêtes rosies
Au crépuscule prie
L’astre qu’elle vient d’éclipser
De bien vouloir lui pardonner

Quand le soir vient la couvrir
Petite église se sent pâlir
Alors vexée à toute volée
Elle sonne aux hommes leur destinée
Dame montagne sourit de sa témérité
Et appelle ses compères
Foudre, éclairs et tonnerre
VALEZ Henri
E-mail : henri.valez@orange.fr

La Peluche

Elle montait voir le grenier,
Avec, on ne peut le nier,
Une grande curiosité.
Il se doit d’être visité.

D’Ali Baba, c’est l’univers,
Un vrai trésor d’objets divers.
Là, sur la plus haute étagère,
Une forme floue le suggère.

Bien installé dans la pénombre,
Il nous regarde d’un œil sombre,
Ainsi qu’un cyclope géant,
Le buste plié en avant.

Son bras droit est tout arraché,
Gît sur le rayon, détaché.
De son flanc droit sort, oh ! outrage
Des bouts de laine de bourrage.

Une oreille est vraiment pendante,
Trace d’une vie trépidante.
C’est l’œuvre d’un petit bambin,
Qui n’avait rien d’un chérubin.

Mamy, pourrait-tu le soigner ?
Sûr, tu pourras en témoigner.
Elle prend l’ours de l’ingénue,
Coud les morceaux bien maintenus.

Retapé le curieux pantin,
File vers son nouveau destin.

MIDDELEER Isabelle
E-mail : isademiddeleer@skynet.be

Etrennes abandonnées...

Au vestibule l'ombre fait un noir manteau...
Un curieux sifflement chuinte sur le carreau:
Le coeur à bout de lèvres, trois petits sont terrés
A même la faïence que Décembre a gelé !
Tout là-haut, sous les cintres, le vison de Maman
Repose sans frisson; on ne saurait comment
Si petites menottes eussent s'en saisir...
Au salon, les persans ronronnent devant l'âtre,
Goûtant l'exquis repos, sans enfant à combattre.
La truffe dédaigneuse, l'un d'eux sirote encore
Ce soupçon de champagne, reliquat d'un trésor.
L'étoile du Berger, tout à l'heure éclatante
Paraît soudain bien pâle; n'est-ce Noël qu'on chante ?
Las, le Minuit Chrétien s'éteint aux cieux immenses...

 

Mais les charmants bambins, tous les sens en alerte,
Bravent mille démons qui ont juré leur perte.
L'aîné tient le cadet; ce cadet, la puînée
Faisant la ribambelle de leurs corps enlacés.
Pour traquer le silence, ils chassent un sanglot
Au souffle âpre du vent, ils prêtent un trémolo
Car la plainte,à toute heure, peut ébranler le mur...
Le temps passe... Et repasse... Dieu! S'est-il égaré ?
Seul, le tricot des ombres, en mailles, a progressé.
Puis l'hiver au-dedans gagne en cupidité;
A leurs doigts réunis, il fait le teint bleuté
A leurs grands yeux hagards, il met de la buée
Sans omettre un glaçon sur leurs joues enflammées
Le temps passe... O traître, il n'a rien défendu !

 

Un bruit de pas surgit alors de nulle part;
Ce qui tient de la course s'achève en canular...
L'homme rit sans vergogne lorsqu'une femme pleure;
Aux mots incohérents, l'on suppose sa peur !
Si la lumière inonde enfin le vestibule
Elle s'abstient d'éclairer des regards incrédules:
Sagesse de l'enfant! Vous eûtes assez de flair
Et quittiez le navire avant qu'il ne sombrât,
Laissant filer le lièvre, ce "môsieur-votre-père",
Lui qui sans un remord, aussitôt déserta.
Quant à la demoiselle qu'on nomme votre mère
A zieuter son martyre, la raison en perdit
Tandis qu'au loin courait l'objet de sa colère,
De trois enfants, hélas, reniant le logis.

 

Les petits restent là; en leur drapé de pierre,
Ils s'étreignent encore et rient en dedans.
Il est si doux de croire l'ange bleu des chimères
"Oh, les jolies étrennes... Merci, Papa, Maman !"
La magie de Noël pousse avec le sapin,
Ce Roi de la Forêt dont nul ne craint l'épine;
La famille l'a paré de guirlandes et de saints.
Un parfum de cannelle monte de la cuisine
Promesse de gâteaux, ces maternels présents...
L'aube tant attendue se glisse sous le drap,
Farfadet malicieux au blanc bonnet de neige.
On court à la fenêtre; il désigne du doigt
Les diamants en pleur au front du chêne-liège.
Les fées ont-elles filé son bel habit de soie ?

Hélios, sur son char, ralentit ses montures.
Le voilà qui fait signe de son sceptre embrasé.
"Un étrange attelage à Noël fend l'azur,
Huit rennes et leur traîneau font les cieux pommelé...":
L'oeil béat des petiots voit en chaque nuée
Des ruminants immenses et SA barbe fleurie,
La rampe encaustiquée court dans l'escalier:
O, l'idéal tremplin ! Elle les porte au salon.
"Visite fut rendue à notre cheminée..."
La foi des tout-petits sacrifie la raison.
Les parents, lourds encore d'un sommeil conjugué,
Sourient à la liesse de leurs "monstres" charmants.
Dans ce tohu-bohu, ils échangent un baiser:
L'originel péché sanctifie cet instant...

Mais, hélas, je devrais ici me contredire;
Le rêve met un ruban à la réalité.
A l'heure du divorce, il n'y eut fête ou rires...
Petit papa Noël ne fut pas invité !
Bien sûr, ces trois mignons ne courent pas les routes
En haillons miséreux et le ventre brûlant.
Orphelins, mais de qui ? Le lecteur s'en doute...
De deux jeunes idiots, aveugles au sentiment !
Parodie de l'Amour, Figures emblématiques
D'un siècle qui s'égare, recettes à l'appui,
Dans une libido "version technologique"...
Eros le poète, navré, s'est dès lors enfui !

 

 


 

 

 


Accueil du site AQUABEL L'artiste Emile Wouters Les aquarelles Les peintures à l'huile Les expositions  Ecole d'aquarelle Cours de peinture à l'huile (Ecole du haut-Bois) Le coin lecture Concours et prix reçus

Besoin d'un conseil ? Une peinture vous intéresse particulièrement ?

Vous voulez partager vos oeuvres et figurer sur le site ? Ecrivez à l'artiste Emile Wouters...

Contact

 

© 2001-2012 Aquabel